J’ai loopé mon business
1+1=3 ? L’équation s’avère juste si ses composants sont une marque et que son client est ambassadeur.
1+1=3 - La beauté de cette équation c’est qu’elle est exponentielle.
- 1 marque + 1 client = 1 marque + 2 clients
- 1 marque + 2 clients = 1 marque + 4 clients
- 1 marque + 4 clients = 1 marque + 8 clients
- 1 marque + 8 clients = 1 marque + 16 clients
Puis 32, 64, 128, 256, 512, 1024... Ça y est, votre acquisition ressemble à une partie de 2048.
Welcome dans la "growth loop" : un monde où vos utilisateurs existants deviennent le moteur principal de votre acquisition.
Contrairement à un tunnel de vente classique qui s’épuise, la loop est circulaire et son potentiel est exponentiel. Le souci, ce n'est plus de savoir comment remplir le haut de votre entonnoir, mais de comprendre comment transformer vos clients en votre meilleur canal marketing.
Alors vous souhaitez looper votre business ?

Have you met Yacine ?
J’ai rencontré il y a deux ans Yacine, le fondateur de la marque YParis. À l’époque, la marque capitalise sur la tendance des earcuffs, un bijou, qui a depuis su conquérir son propre marché.
Ce qui me marque chez Yacine, c’est son écoute attentive. Chaque fois qu’il me partage des anecdotes sur ses clients, il prend le temps d’écouter, de noter et d’adopter une approche méthodique axée sur la résolution de problèmes.
Grâce à cette capacité d’écoute, à sa confiance en son projet et à son agilité à s’adapter, son e-commerce a enregistré une croissance de +848 % de chiffre d’affaires en 2025.

Si on décompose la stratégie mise en place, c’est simple et c’est ce qui la rend efficace. Le produit ayant rencontré son marché, le scaling sur le paid se fait naturellement et progressivement. Le mix marketing est éprouvé et trouve sa routine avec une dominance Meta (Vente+Lead) liée à Klaviyo.
Le set-up envoi du bois, et la machine d’acquisition tourne bien. S’est alors posée la question du scaling et de la dépendance à ce modèle.
Comment générer de la valeur sur les clients convertis ?
Le comportement décris par Yacine en boutique est celui de créer et d’acheter des “compositions d’oreille”. La force de vente permet en boutique de vendre plusieurs bijoux pour créer des compositions.
Il n’y a pas de force de vente en ligne, YParis a donc du travailler sur une timeline créant du repeat. C’est ici qu’une logique de retargeting s’est mise en place ayant pour objectif de résultat d’augmenter le nombre de commandes passées par acheteurs en jouant sur l’idée de composition.
L'idée : augmenter le nombre de commandes passées par acheteurs en jouant sur l’idée de composition
Après itération, le nombre moyen de commande par client prend progressivement 0,2 points. Ce n’est pas encore de la loop mais une étape est alors franchie : le retour sur investissement est meilleur et la CLTV (Customer Lifetime Value) augmente.

Et si on réfléchissait au 1+1 = 3 ?
Le comportement des clients de YParis s’apparente presque à un engagement militant. Cette observation ouvre des pistes de réflexion autour des notions de communauté, de partage des codes et d’une mode virale.
En discutant de stratégie, un sujet tabou a émergé au fil de la conversation, comme un cheveu sur la soupe :
« C’est agaçant les sites qui distribuent les codes promo à tout va… ».
Back to the basics !
Cette remarque s'est imposée comme le pilier de la solution pour créer la loop : il fallait non seulement créer des codes promos mais surtout encourager les clients à les diffuser. L’arbitrage est de vendre moins cher mais de récupérer du résultat sur l’argent qu’on ne donne pas à Meta pour acquérir.
Le raisonnement s’est alors clarifié : quel est le coût d’acquisition moyen (blended) aujourd’hui ? Si YParis voulait relever le défi, il fallait impérativement que les nouveaux clients amenés par les anciens reviennent à un coût inférieur ou égal à ce coût d’acquisition.

La solution : une simple boucle Klaviyo
La V1 de la loop est sortie et active depuis 2025. Ce n’est ni plus ni moins qu’un simple flux CRM d'un seul mail, pas pushy, pas spammy qui se déclenche à l’achat et qui propose à l’acheteur de donner un code promo à ses proches.
Au clic sur le CTA de l’email post achat, une conversation de partage de lien WhatsApp s’ouvre pour incentiver YParis.

Aujourd’hui cette loop est responsable de 7% des commandes passées sur 2025. Joli score non ?
Nous pourrions nous amuser à projeter, bien que cela ne parlerait que de potentiel et non de conjoncture, c’est quand même drôle comme exercice.
Ce type de boucle fonctionne un peu comme un mécanisme d’intérêts composés.
Au début, les effets sont modestes. Mais, à mesure que le temps passe, chaque action alimente la suivante.

La croissance ne vient plus d’un effort ponctuel, mais de l’accumulation. C’est ce qui rend le modèle particulièrement sain : le fait qu’il repose sur un intérêt commun - la marque y gagne en efficacité, et les clients y trouvent une bonne raison de recommander.
Quand les intérêts sont alignés, la croissance devient une conséquence, et plus un objectif à poursuivre à marche forcée.
Growth Loop et AARRR : un funnel custom
Pendant des années, on vous a enseigné à raisonner en termes de funnel de conversion (ou entonnoir) :
Ce modèle linéaire fonctionne sur un principe simple : vous injectez des ressources, souvent publicitaires, en haut de l’entonnoir pour obtenir des clients en sortie.
Le problème ? Dès que vous réduisez ou stoppez le budget, le flux s’interrompt. C’est un système exigeant, qui nécessite un effort constant pour maintenir la dynamique.
En revanche, le modèle de growth loop repose sur une logique circulaire et auto-alimentée. Ici, chaque étape alimente la suivante : l’output d’une étape (par exemple, un client satisfait) devient l’input de la suivante (il laisse un avis positif qui attire de nouveaux clients).

Chaque cycle crée une dynamique de croissance qui vient nourrir le suivant.
Résultat : une machine à croissance durable et scalable, où vos propres utilisateurs deviennent les moteurs de l’acquisition.
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